Bonjour!

Je m’appelle Alain M. Bergeron. C’est moi l’auteur des aventures de Billy Stuart. C’est à moi que le chef de la meute des Zintrépides a raconté son histoire extraordinaire.

J’habite à Victoriaville depuis de nombreuses années. Mais, au fil de mes tournées, j’ai un jour débarqué dans la coquette ville de Cavendish. Je suis littéralement tombé amoureux de l’endroit. Aussi, ai-je décidé de m’acheter une petite maison dans la rue Grise. Pas trop loin d’ailleurs de l’endroit où demeurent Billy Stuart et sa famille (note : j’ai gardé ma maison à Victoriaville).

C’est tout de suite après la sortie du numéro 32 de la collection Savais-tu? que Billy Stuart m’a contacté pour la première fois. Il trouvait que le raton laveur qui figurait en page couverture (dessiné par Sampar) lui ressemblait étrangement. Je lui ai répondu que c’était une curieuse coïncidence en effet, et nous avons immédiatement fraternisé.

Incidemment, j’ai deux caniches et, à l’occasion de nos promenades quotidiennes, j’arpente la rue Rouge Écossais. Mes chiens deviennent alors foufous en présence du chien FrouFrou ! Mais ça, c’est une autre histoire.
Donc, Billy Stuart et moi, nous nous sommes liés d’amitié. Au fil de nos discussions, il s’est mis à me parler d’aventures qu’il avait vécues avec ses compagnons, les Zintrépides (et le chien FrouFrou). De deux choses l’une : soit Billy avait beaucoup d’imagination, soit tout cela lui était vraiment arrivé; mais une chose était sûre, il y avait là du matériel pour une série de livres aussi fantastiques que ses récits. J’ai donc proposé à Billy d’écrire son histoire. Il en a été enchanté. Comme il y avait beaucoup de matière, nous avons convenu de nous voir tous les trois ou quatre mois.

Le magnétophone a été très utile (une habitude de mes vingt années de journalisme) pour enregistrer ses péripéties – et il y en a eu, je vous prie de me croire. Une fois parti (et avec l’aide des écrevisses en chocolat !), Billy Stuart était intarissable. Parfois, je devais l’interrompre pour qu’il précise certains détails. Il m’est même arrivé d’aller rencontrer l’un ou l’autre des Zintrépides quand la mémoire de Billy flanchait. À ce titre, Foxy, la renarde, a été d’un grand secours. Qu’elle en soit remerciée ici.

J’ignore encore combien de titres comptera la série des Billy Stuart, et cela pour une raison toute simple : les entretiens avec mon ami Billy sont loin d’être terminés. Tandis que j’écris ces quelques lignes, à l’été 2011, je n’en suis qu’à sa sixième aventure.

Billy Stuart est un merveilleux conteur – ça doit lui venir de son grand-père, l’explorateur Virgile Stuart, celui-là même qui l’a entraîné dans les méandres du temps. Entre nous, je suis bien content que mon grand-père Bergeron ait tenu un magasin général dans son Warwick. Je n’ai pas l’âme d’un aventurier.

Sur ce, je vous souhaite de bonne et agréables heures de lecture.

Cordialement,


29 juillet 2011
En vacances à Cavendish